Le véhicule électrique rejette 2,5 fois moins de CO² qu’un véhicule thermique

19 août 2019 10:08:46

Sur 150.000 km le VE rejette 2,5 fois moins de CO² qu’un VT, et évidemment encore bien moins qu’un hybride qui, lui, « capitalise » les inconvénients des deux systèmes

Infographie « Le Parisien » ; source :  ADEME

L’infographie, ci-contre, illustrant les données collectées par l’ADEME et publiée dans l’article du Parisien du 11/0//2019 souligne l’énorme avantage écologique du VE par rapport au thermique.

Sur une « durée de vie » de 150.000 km, le VE rejette 2,5 fois moins de CO² qu’un VT et évidemment encore bien moins qu’un hybride qui « capitalise » les inconvénients des deux systèmes.

Dès lors on doit s’interroger sur l’intérêt poursuivi par les pouvoirs publics et les constructeurs à encourager et subventionner le passage à l’hybride si néfaste pour l’environnement.

Ce même article fait référence au « problème des batteries  » si souvent mis en avant par les détracteurs du VE. En rappelant qu’à l’horizon 2035, ce sont 700.000 tonnes de batteries (contre 15.000 à ce jour) qui devront être traitées, l’article oublie de préciser qu’au bout de 8 à 10 ans de loyaux services au VE, et avant d’être recyclées, les batteries ont une « deuxième vie » utile pour l’environnement puisque, reconditionnées, elles permettent de stocker les énergies renouvelables comme par exemple celles qui alimentent le stade de l’Ajax d’Amsterdam.

Ce n’est donc qu’au stade ultime que le recyclage des composants est envisagé et que la filière en cours de développement, compte tenu des quantités à traiter, atteindra son seuil d’efficacité et de rentabilité tant au plan financier qu’au plan de l’économie circulaire.

Autre point mis en exergue dans cet article, et qui nous tient à cœur, c’est la pertinence du VE en milieu rural.

Et oui, contrairement au postulat de départ qui – il y a encore 5 ans – était lié à la faible autonomie  des VE, le déploiement de bornes et les technologies évoluent très vite, apportant des autonomies largement suffisantes pour l’utilisation quotidienne d’une voiture, souvent indispensable en l’absence d’un réseau efficace de transports publics.

Pour demeurer une solution vertueuse aux besoins de mobilité, le véhicule électrique doit trouver des points d’équilibre à ne pas dépasser sinon il risque de gâcher tous les bénéfices  qu’il procure :

Repenser son architecture: le système moteur électrique<=>batterie devrait simplifier énormément l’architecture cinétique de la voiture et libérer la créativité. Au contraire, nos constatons que la grande majorité des modèles proposés sont de lourdes berlines ou pire, d’énergivores SUV à peine modifiés pour installer batteries et moteur électrique. Il est difficile de nous faire croire que les prix élevés et le surcoût soient dus à la R&D, d’autant plus qu’en 8 ans le coût des  batteries a été divisé par 4 !

Augmenter l’autonomie par une recharge de plus en plus efficace et non par des batteries de plus en plus lourdes : la promesse annoncée de batteries solides multipliant par 6 la capacité de stockage et donc divisant le poids dans le même rapport fait rêver !

Dans tous les cas, c’est leur capacité à se recharger rapidement en itinérance, lors des longs trajets, qui boostera le déploiement du véhicule électrique.

Faire la course à celui qui aura la batterie la plus grosse n’a pas de sens, car alourdir la voiture au-delà du nécessaire handicape ses performances et sa sobriété.

Il faut qu’impérativement les réseaux de recharge rapide maillent à 50 km le territoire ( et pas seulement les axes à grande fréquentation et les autoroutes ), et ceci avec une fiabilité nettement améliorée, car il est difficile d’accepter les défaillances que beaucoup d’entre nous ont pu rencontrer cet été, et ceci semble-t-il plus particulièrement sur les réseaux français !

L’alimentation des batteries par de l’électricité « verte » : Comme tout véhicule individuel, le VE passe 90 % de son temps à l’arrêt. Si, sur ses emplacements de stationnement sont installées des ombrières photovoltaïques et de simples prises de 230 V, alors la batterie peut contribuer au stockage des énergies renouvelables. Ce sont environ 10 kWh par jour qui peuvent être stockés par la batterie du véhicule sur les parkings d’entreprise ou au domicile équipés de panneaux photovoltaïques ou alimentes par de l’énergie renouvelable.

En équiper les aires de co-voiturage ou de rabattement vers des transports en commun contribuera au développement des modes de déplacement multimodaux.

Cette électricité verte ainsi stockée dans les batteries peut contribuer à amortir les crêtes de consommation électrique car transférée sur le réseau, elle peut alimenter le domicile et contribuer à écrêter les pointes de consommation, grâce à la technologie V2G ou V2H, puis être restituée au véhicule la nuit en période de basse consommation.

Afin d’éviter toute confusion avec de l’énergie « verdie » à grands coups de certificats d’émission, nous devons envisager d’exiger, comme pour les productions agricoles par exemple, une garantie d’origine de l’énergie électrique.

Jean-Claude LE MAIRE,

auteur du blog « Le VE, je le veux »

 

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