La vente de scooters électriques démarre sur les chapeaux de roue

16 juillet 2018 10:07:35

L’immatriculation de scooters électriques a fait un bond en 2017

En France, si le segment des motos électriques n’a pas connu une véritable explosion (218 motos immatriculées sur un total de 7261 deux-roues électriques vendus en 2017), en revanche, celui des scooters électriques connaît un véritable boom.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : le segment équivalent aux 50 cm³ a immatriculé 6017 exemplaires en 2017, soit une hausse de 29,40%.

Bien sûr, le bonus écologique octroyé par l’Etat français explique en grande partie l’engouement pour les deux-roues propres .

La Belgique n’échappe pas au phénomène. Tous les concessionnaires parlent d’une croissance sensible des ventes de scooters électriques.

Plusieurs raisons expliquent cette nouvelle tendance. La gamme des scooters électriques s’est largement étoffée : 126 modèles de scooters électriques sont référencés. Et surtout, les flottes d’entreprises et les services de partage poussent comme des champignons.

En France, La Poste a acquis 1447 scooters Pulse3 (le modèle 3 roues du français Ligier) ; Cityscoot a mis sur le marché de la périphérie de Paris 1200 modèles Govecs (fabricant allemand) ; et le nouveau service de partage Coup (filiale de Bosch) a immatriculé 600 scooters Gogoro (marque Taïwanaise).

85% du segment des scooters électriques est occupé par les équivalents 50 cm³.

Les 15% restant comprennent les équivalents 125 cm³, qui ont également connu une forte croissance. 1026 scooters de cette catégorie ont été immatriculés en 2017 contre 620 en 2016, soit une hausse de 65%. La majorité des modèles vendus dans ce segment étaient des BMW C Evolution ( 80% de cette catégorie).

On s’attend par ailleurs à ce que les statistiques 2018 dans l’Hexagone soient encore meilleures : il est estimé que la baisse du bonus écologique français n’aura qu’un effet marginal sur les ventes. Par contre, les grèves dans le secteur du rail ont été du pain béni pour les sociétés de service de partage de deux-roues électriques.

Et dans le reste du monde ?

En dehors de la France, ce sont principalement la Chine et la Californie qui tirent le marché vers le haut.

Le besoin criant de mettre un frein radical à la pollution atmosphérique des grandes villes chinoises et de réduire leurs émissions de CO2 suscite une énorme demande pour les scooters électriques, d’autant que les deux-roues faisaient déjà partie de la culture en Asie. Pour la majorité des familles, le deux-roues électrique est devenu le moyen de transport principal, surtout en zone rurale. On estime en effet que la Chine vend chaque année entre 25 et 30 millions de scooters et vélos électriques. Un marché en hausse de 5% par an, alors que celui du thermique régresse de 9%.

Environ 200 villes ont pris des mesures pour accélérer la transition vers la motorisation électrique : limitation ou refus d’accorder les licences aux scooters et motos à essence, interdiction de rouler en centre-ville, numerus clausus pour les moteurs à combustion, etc.

En outre, le scooter électrique a réussi à afficher des prix inférieurs à ceux des scooters thermiques, tout en offrant des performances suffisantes : on trouve une mobylette électrique pour 240 euros, un scooter au prix moyen de 365 euros, alors que celui d’un vélo électrique en Chine est de 273 euros.

Trop de scooters électriques en Californie 

Aussi paradoxal que cela puisse paraître, les sociétés de scooters électriques en partage se sont multipliées de façon anarchique à San Francisco, à tel point que la mairie a été obligée de mettre de l’ordre en imposant un moratoire le 4 juin dernier. Plus aucune société souhaitant offrir un service de scooter-partage ne pouvait voir le jour, jusqu’à ce que l’Office des Transports de la ville lance  un appel d’offres tout récemment. À ce jour, une dizaine de projets ont été déposés, notamment Uber, mais aussi Bird, Spin, Lime, Scoot, et Lyft. Les candidats sélectionnés obtiendront un permis de 12 mois permettant de développer des projets-pilote dans la ville de San Francisco.

 

Le phénomène ZERO Motorcycles

Sur le marché américain,  ZERO Motorcycles est à la moto électrique ce que TESLA est à la voiture électrique.

En 12 ans, cette startup basée à Santa Cruz a réussi à s’imposer comme leader sur le marché de la moto 100% électrique, en offrant une gamme complète allant du roadster à l’enduro.

Avec son bloc motopropulseur Z-Force, la marque américaine base toute sa stratégie sur le rendement et les sensations. Les résultats sont époustouflants : des motos qui offrent plus de couple que les plus puissantes motos 1000 cm³ thermiques.

Et côté autonomie, avec un bloc de stockage en option de 3,6 kWh, certains modèles peuvent parcourir jusqu’à 359 km en ville, ou 180 km sur autoroute.

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