En annonçant le 16 novembre dernier à Los Angeles le lancement de son semi-remorque TESLA, Elon Musk s’est attaqué à du lourd. Non seulement en termes de poids (charge utile de 32 tonnes), mais surtout en termes d’impact carbone : le secteur du transport représente à lui seul 20 à 25% de nos émissions globales de CO2 dont presque les deux tiers peuvent être attribués aux marchandises. Avec des consommations moyennes de 35 à 50 litres aux 100 km, un poids lourd émet entre 600 et 1000 g CO2/km.
Pour avoir été postposé à plusieurs reprises, l’événement était attendu de longue date. Mais Elon Musk n’a pas déçu l’assemblée : c’est un véritable show médiatique qui a levé le voile sur les performances impressionnantes du nouveau semi-remorque TESLA. Jugez par vous-même :
- autonomie : 800 km à charge maximale (80% des trajets sont inférieurs à 400 km aux USA);
- temps de charge : 30 min, grâce à un réseau de superchargeurs plus puissants (350 kW) que les chargeurs actuels;
- accélération (tracteur sans remorque): 0-100 km/h en 5 secondes;
- vitesse : 100 km/h.
- l’inévitable autopilot permettra de réduire les distances en constituant des trains routiers aussi appelés “platooning”.
La cabine du Tesla Semi (source : Tesla)
Avec son « semi » aux lignes épurées, Elon Musk prétend réduire de 20% le prix au km. Le lancement de la production n’est toutefois pas prévu avant 2019 et il faudra débourser 5000 $ pour que la réservation d’un semi Tesla soit effective. Les chaînes de distribution Loblaw et Walmart ont déjà marqué leur intérêt en passant commande pour plusieurs dizaines de ces poids-lourds.
Mitsubishi (groupe Daimler), Volkswagen, et quelques autres fabricants travaillent aussi au développement de semi-remorques 100% électriques. Au Salon de l’Auto de Tokyo, Daimler a créé la surprise en dévoilant son véhicule : le E-Fuso Vision One, présenté comme le premier véhicule poids lourd électrique, alors que tous les visiteurs attendaient Tesla en pôle position.
Il s’agit d’un camion de 23 tonnes à vide et d’une autonomie de 350 kilomètres. Selon Daimler, ce camion électrique sera capable de transporter une charge utile de 11 tonnes, soit à peine deux tonnes de moins qu’un camion au diesel d’un volume équivalent. Même si le E-Fuso Vision One a quelque part volé la vedette à Tesla, le constructeur a toutefois affirmé que la production ne démarrera que dans 4 ans, et qu’il lui faudrait encore quelques années pour mettre au point un camion électrique adapté à un transport long-courrier.
Et comme pour s’affirmer davantage sur le créneau du camion électrique, Daimler vient de présenter le Saf-T-Liner C2 Electric Bus « Jouley », un bus scolaire électrique alimenté par une batterie de 160 kWh permettant une autonomie de 160 km. Le bus pourra transporter 81 enfants.
Source et liens utiles:
http://www.automobile-propre.com/breves/tesla-semi-walmart-loblaws-passent-commande/
http://www.voitureelectrique.net/daimler-efusovision1-poids-lourd-electrique-7121